Tenebra a la Sorbona

 



TENEBRA A LA SORBONA


Dijous 18 de desembre de 2025 vaig rebre un correu electrònic inesperat. M'escrigué la doctora Claire Valmont, des de la Univeritat de la Sorbona de París, fent-me saber que s'havia llegit la meva novel·la Tenebra, i que n'havia fet ús per al curs  «Onirisme et subversion du réel dans la prose européenne du XXIe siècle». M'adjuntava un extracte del text que va escriure, i posteriorment llegir, durant el Colloque international «Les géographies intérieures». Em pregava que no el fes pùblic, per no tenir problemes amb les capelletes i «burrocràcies» típiques de l'admistració i l'acadèmia. Després d'haver intercanviat diversos correus amb ella, he aconsegut que fes un resum del seu escrit original, i que em doni permís per a publicar-lo en l'original francès, i també traduït al català. Així que aquí el teniu. Moltes gràcies a tothom  per fer-ho possible.



Université de la Sorbonne – Faculté des Lettres

Chaire de Littérature Comparée

Cours : «Onirisme et subversion du réel dans la prose européenne du XXIe siècle»

DOCTOR ÈS LETTRES CLAIRE VALMONT

Professeur agrégée de Littérature Comparée.

Membre de l’Institut de Recherche sur les Textes Modernes (IRTM)

 

MÉMOIRE ACADÉMIQUE N° 2025/07

Titre : «Ténèbres parallèles : une lecture du roman TENEBRA comme laboratoire ontologique et intertextuel»

 

Date : 15 décembre 2025

Destinataire : Colloque international «Les géographies intérieures», Paris

 

1. Introduction : Le cadre générique et le statut du texte

     Le manuscrit intitulé TENEBRA, présenté comme una novel·la (un roman) écrit en catalan par Emili Gil, s’inscrit dans une tradition littéraire qui fusionne le récit fantastique, la métalittérature et le psychogeographical narrative tel que défini Merlin Coverley (2010). Il s’agit d’une œuvre profondément intertextuelle où les références à Gérard de Nerval, Honoré de Balzac, Guy de Maupassant, Charles Baudelaire, H.P. Lovecraft et Gaston Leroux ne sont pas de simples clins d’œil, mais des piliers structurels d’un discours sur la création artistique et la nature du réel.

     Le récit, narré à la première personne, relate l’initiation d’un jeune administrateur catalan exilé à Paris dans les cercles littéraires clandestins et, surtout, dans les réseaux souterrains de la ville —à la fois physiques (catacombes, carrières) et métaphysiques (Sirap, la cité inversée). Le texte se présente ainsi comme une cartographie narrative de l’inconscient urbain, dans la lignée des travaux de Walter Benjamin sur Paris, mais aussi de la « dérive » situationniste.


2. Structures du double et géographies symboliques

     Le texte articule une dialectique permanente entre surface et profondeur, lumière et ténèbres, raison et folie. Cette opposition est symbolisée par les deux Paris :

a)    Paris-Lumière : la ville administrative, sociale, littéraire officielle (Galerie Gilles-Dupont, le cimetière de Montparnasse comme lieu touristique).

b)    Paris-Ténèbres (ou ville Ténèbre) : le réseau des cataphiles, les carrières, l’accès à Sirap.

     Cette structure binaire rappelle Le Horla de Maupassant (1887) —où le narrateur oscille entre la normalité et l’invasion d’une présence invisible— ainsi que Les Villes invisibles d’Italo Calvino (1972), où chaque ville décrite est une projection de l’esprit humain. Ici, Sirap (anacyclique de «Paris») fonctionne comme un espace hétérotopique au sens de Foucault : un lieu autre, réel, mais en dehors de tous les lieux, où les normes sont suspendues.

     Le clavell negre (œillet noir) agit comme un leitmotiv symbolique et un passeur interdimensionnel. Il rappelle la fonction de la fleur dans Alice au pays des merveilles, de Lewis Carroll (1865) —objet déclencheur du passage— mais aussi le rôle des fleurs noires dans la poésie symboliste (Baudelaire, Les Fleurs du mal) comme emblèmes d’une beauté mélancolique et mortifère. L’œillet noir, historiquement associé à l’anarchie et au deuil, devient ici un symbole de résistance au réel ordinaire.


3. Intertextualité et métalittérature

     L’œuvre est saturée de références qui en font un palimpseste culturel. Les mentions répétées de Le Chef-d’Œuvre inconnue de Balzac (1831) sont centrales : le personnage de Catherine Lescault, la «belle noiseuse», est réactivé sous le nom de Tenebra, présentée comme «l’œuvre maîtresse inconnue par excellence». Ceci pose la question de l’art comme accès à un réel supérieur — question déjà au cœur du récit balzacien, où Frenhofer cherche à peindre «la vie même».

     Le texte dialogue aussi avec :

a)    La tradition fantastique française : de Nodier à Jean Ray, en passant par Marcel Schwob.

b)    Le weird fiction lovécraftien : la quête de «l’inconnaissable», la peur de l’abîme, la ville onirique.

c)     Le réalisme visionnaire de Nerval (Aurélia) : la folie comme voie d’accès à d’autres plans de réalité.

     L’insertion de phrases en français, en italien, en latin, ainsi que des descriptions précises de lieux parisiens (rue Thermopyles, cimetière de Montparnasse, catacombes de Denfert-Rochereau) renforce l’effet de réalisme documentaire, qui contraste avec les épisodes oniriques —technique héritée de Julio Cortázar (62 Modelo para armar) et de Georges Perec (La Vie mode d’emploi).


4. La figure de Tenebra : entre muse, spectre et allégorie

     Tenebra n’est pas un personnage au sens traditionnel, mais une entité polymorphe : ombre féminine, présence télépathique, habitante de Sirap, incarnation de l’Art idéal. Elle relève de la dame fantôme de la littérature gothique, mais aussi de la muse impossible des artistes maudits.

     Son nom — «Ténèbre»— l’associe à l’obscurité comme matrice créatrice, selon le motif romantique de la Nox creatrix qu’on retrouve chez Novalis ou chez Goya. Elle est également liée au mythe de la femme noire (la belle dame sans merci) présente de Baudelaire à Pierre Louÿs.

     Dans le roman, elle guide le narrateur vers une expérience limite, à la fois sensuelle et métaphysique. Cette initiation rappelle les rites d’accès au monde souterrain dans la tradition épique (Orphée, Énée), mais transposée dans le contexte urbain et psychédélique du Paris contemporain.


5. Substances psychotropes et états modifiés de conscience

     L’usage de l’absinthe (la «fée verte») et de la Chartreuse (élixir des moines chartreux) comme «clés» pour accéder à Sirap s’inscrit dans une longue tradition littéraire associant intoxication et vision poétique, de Thomas De Quincey (Confessions d’un mangeur d’opium) à Henri Michaux (Misérable miracle). En Jacques Gipet, qui utilise ces substances pour «voyager», on reconnaît le poète-voyant rimbaldien, mais aussi le dandy décadent fin-de-siècle.

     L’expérience du narrateur dans la salle du bélier —transe, dissociation, voyage astral— évoque les récits de proto-science-fiction mystique comme Les Paradis artificiels de Baudelaire ou Les Champs magnétiques de Breton et Soupault.


6. Le sous-sol comme inconscient collectif

     Les catacombes parisiennes ne sont pas qu’un décor: elles fonctionnent comme une allégorie de l’inconscient —individuel et collectif. Les ossements entassés renvoient à la mémoire historique (Révolution française, épidémies), mais aussi aux strates refoulées du moi. Le narrateur y affronte ses fantômes personnels (Margarida) et les archétypes littéraires (Bertrand le nécrophile, Aspairt le perdu).

     Cette topographie souterraine rappelle Le Puits et le Pendule d’Edgar Poe (1842) —espace carcéral et onirique— et surtout La Bouche d’ombre de Victor Hugo (1856), où le gouffre est lieu de révélation cosmique.


7. Conclusion : Tenebra, œuvre-limite et laboratoire du sens

     Tenebra est plus qu’un récit fantastique : c’est une mise en abyme de la quête littéraire elle-même. Le narrateur, en cherchant Tenebra, cherche l’œuvre parfaite, l’absolu artistique, la fusion avec le rêve. Le texte joue constamment sur l’ambiguïté : le narrateur est-il un visionnaire ou un aliéné ? Sirap existe-t-elle ou est-elle une psychose ?

     En cela, l’œuvre s’inscrit dans la lignée des récits d’initiation ambiguë comme Le Nez de Cleopatra, de Bruno Schulz (1937) ou La Invitación, de Juan José Saer (1988), où la frontière entre délire et épiphanie est volontairement brouillée.

     Enfin, le choix du catalan comme langue d’écriture, dans un récit saturé de références françaises, peut être lu comme un acte de résistance culturelle —une manière d’habiter la langue mineure pour dire l’exil, la dualité, la recherche d’une patrie intérieure.

     «Le véritable voyage n’est pas de parcourir le désert ou de franchir les mers, c’est de traverser sa propre nuit intérieure.» (J. M. G. Le Clézio)


Claire Valmont

Professeur de Littérature Comparée

Université de la Sorbonne, Paris





TENEBRA A LA SORBONA

 

Universitat de la Sorbona – Facultat de Lletres

Càtedra de Literatura Comparada

Curs: «Onirisme i subversió d’allò real en la prosa europea del segle XXI»

 

DOCTORA EN LLETRES CLAIRE VALMONT

Professora agregada de Literatura Comparada

Membre de l’Institut de Recerca sobre els Textos Moderns (IRTM)

 

MEMÒRIA ACADÈMICA Núm. 2025/07

Títol: «Tenebres paral·leles: una lectura de la novel·la TENEBRA com a laboratori ontològic i intertextual»

Data: 15 de desembre de 2025

Destinatari: Col·loqui internacional «Les geografies interiors», París

 

1. Introducció: el marc genèric i l’estatus del text

     El manuscrit titulat TENEBRA, presentat com una novel·la escrita en català per Emili Gil, s’inscriu dins una tradició literària que fusiona el relat fantàstic, la metaliteratura i la narrativa psicogeogràfica tal com la defineix Merlin Coverley (2010). Es tracta d’una obra profundament intertextual, en què les referències a Gérard de Nerval, Honoré de Balzac, Guy de Maupassant, Charles Baudelaire, H. P. Lovecraft i Gaston Leroux no són simples picades d’ullet, sinó pilars estructurals d’un discurs sobre la creació artística i la naturalesa de la realitat.

     El relat, narrat en primera persona, explica la iniciació d’un jove administratiu català exiliat a París en els cercles literaris clandestins i, sobretot, en les xarxes subterrànies de la ciutat —tant físiques (catacumbes, pedreres) com metafísiques (Sirap, la ciutat invertida). El text es presenta així com una cartografia narrativa de l’inconscient urbà, en la línia dels treballs de Walter Benjamin sobre París, però també de la «deriva» situacionista.


2. Estructures del doble i geografies simbòliques

     El text articula una dialèctica permanent entre superfície i profunditat, llum i tenebres, raó i follia. Aquesta oposició és simbolitzada pels dos París:

a) París-Llum: la ciutat administrativa, social i literària oficial (Galeria Gilles-Dupont, el cementiri de Montparnasse com a espai turístic).

 b) París-Tenebres (o ciutat Tenebra): la xarxa dels catàfils, les pedreres, l’accés a Sirap.

     Aquesta estructura binària recorda Le Horla, de Maupassant (1887) —on el narrador oscil·la entre la normalitat i la invasió d’una presència invisible— així com Les ciutats invisibles, d’Italo Calvino (1972), on cada ciutat descrita és una projecció de l’esperit humà. Aquí, Sirap (anagrama de «París») funciona com un espai heterotòpic en el sentit foucaultià: un lloc altre, real, però fora de tots els llocs, on les normes queden suspeses.

     El clavell negre actua com a leitmotiv simbòlic i com a passador interdimensional. Recorda la funció de la flor a Alícia al país de les meravelles, de Lewis Carroll (1865) —objecte desencadenant del pas— però també el paper de les flors negres en la poesia simbolista (Baudelaire, Les flors del mal) com a emblemes d’una bellesa melancòlica i mortífera. El clavell negre, històricament associat a l’anarquisme i al dol, esdevé aquí un símbol de resistència al real ordinari.


3. Intertextualitat i metaliteratura

     L’obra és saturada de referències que la converteixen en un palimpsest cultural. Les mencions reiterades de L’obra mestra inconeguda, de Balzac (1831) són centrals: el personatge de Catherine Lescault, la «bella mentidera», és reactivat sota el nom de Tenebra, presentada com «l’obra mestra desconeguda per excel·lència». Això planteja la qüestió de l’art com a accés a un real superior —qüestió ja al centre del relat balzaquià, on Frenhofer busca pintar «la vida mateixa».

     El text dialoga també amb:

 a) La tradició fantàstica francesa: de Nodier a Jean Ray, passant per Marcel Schwob.

 b) El weird fiction lovecraftià: la recerca de «l’inconegut», la por de l’abisme, la ciutat onírica.

 c) El realisme visionari de Nerval (Aurèlia): la follia com a via d’accés a altres plans de realitat.

     La inserció de frases en francès, en italià, en llatí, així com les descripcions precises de llocs parisencs (rue Thermopyles, cementiri de Montparnasse, catacumbes de Denfert-Rochereau) reforcen l’efecte de realisme documental, que contrasta amb els episodis onírics —tècnica heretada de Julio Cortázar (62. Model per armar) i de Georges Perec (La vida, manual d’ús).


4. La figura de Tenebra: entre musa, espectre i al·legoria

     Tenebra no és un personatge en el sentit tradicional, sinó una entitat polimòrfica: ombra femenina, presència telepàtica, habitant de Sirap, encarnació de l’Art ideal. S’inscriu tant en la figura de la dama fantasma de la literatura gòtica com en la musa impossible dels artistes maleïts.

     El seu nom —«Tenebra»— l’associa a l’obscuritat com a matriu creadora, segons el motiu romàntic de la Nox creatrix que trobem en Novalis o en Goya. També es vincula al mite de la dona negra (la belle dame sans merci), present de Baudelaire a Pierre Louÿs.

     A la novel·la, guia el narrador cap a una experiència límit, alhora sensual i metafísica. Aquesta iniciació recorda els ritus d’accés al món subterrani de la tradició èpica (Orfeu, Enees), però transposats al context urbà i psicodèlic del París contemporani.


5. Substàncies psicotròpiques i estats modificats de consciència

     L’ús de l’absenta (la «fada verda») i del Chartreuse (elixir dels monjos cartoixans) com a «claus» per accedir a Sirap s’inscriu en una llarga tradició literària que associa la intoxicació amb la visió poètica, de Thomas De Quincey (Confessions d’un menjador d’opi) a Henri Michaux (Miserable miracle). En Jacques Gipet, que utilitza aquestes substàncies per a «viatjar», s’hi reconeix el poeta-vident rimbaudià, però també el dandi decadent de finals de segle XIX.

     L’experiència del narrador a la sala del marrà —trànsit, dissociació, viatge astral— evoca els relats de proto-ciència-ficció mística com Els paradisos artificials, de Baudelaire, o Els camps magnètics, de Breton i Soupault.


6. El subsòl com a inconscient col·lectiu

     Les catacumbes parisenques no són pas un simple decorat: funcionen com una al·legoria de l’inconscient —individual i col·lectiu. Els ossos amuntegats remeten a la memòria històrica (Revolució Francesa, epidèmies), però també a les capes reprimides del jo. El narrador s’hi enfronta als seus fantasmes personals (Margarida) i als arquetips literaris (Bertrand el necròfil, Aspairt el perdut).

     Aquesta topografia subterrània recorda El pou i el pèndol, d’Edgar Poe (1842) —espai carcerari i oníric— i sobretot La boca d’ombra, de Victor Hugo (1856), on l’abisme esdevé un lloc de revelació còsmica.

 


7. Conclusió: Tenebra, obra límit i laboratori del sentit

     Tenebra és més que un relat fantàstic: és una immersió en l’abisme de la recerca literària mateixa. El narrador, en cercar Tenebra, cerca l’obra perfecta, l’absolut artístic, la fusió amb el somni. El text juga constantment amb l’ambigüitat: el narrador és un visionari o un alienat? Sirap existeix o és una psicosi?

     En aquest sentit, l’obra s’inscriu en la línia dels relats d’iniciació ambigua com El nas de Cleopatra, de Bruno Schulz (1937) o La invitació de Juan José Saer (1988), on la frontera entre deliri i epifania és deliberadament difuminada.

     Finalment, l’elecció del català com a llengua d’escriptura, en un relat saturat de referències franceses, pot llegir-se com un acte de resistència cultural —una manera d’habitar una llengua menor per dir l’exili, la dualitat, la recerca d’una pàtria interior.

     «El veritable viatge no és recórrer el desert o travessar els mars, sinó travessar la pròpia nit interior.» (J. M. G. Le Clézio)

 

Claire Valmont

Professora de Literatura Comparada

Universitat de la Sorbona, París






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Els miralls felins de la por:

una lectura de La Casa dels Gats, d’Emili GiL

Clàudia Vilanova i Ferrer

 

     En el panorama de la narrativa catalana contemporània, Emili Gil s’alça com una veu singular, que es mou amb destresa entre l’homenatge i la innovació dins del gènere fantàstic. L’autor té la capacitat de fusionar les tradicions literàries  amb una veu pròpia i intensa. La Casa dels Gats, estructurada com un manuscrit trobat, reprodueix les ficcions gòtiques i romàntiques amb un dinamisme poc habitual en la nostra literatura. La Casa dels Gats, una novel·la que combina el suspens amb una imaginació desbordant, és una obra que demana ser llegida no només com a un entreteniment, sinó com a un exercici de complicitat amb la tradició literària de l’estrany.

     Proposo una lectura crítica de la novel·la, centrant-me en tres eixos essencials: l’arquitectura del misteri, la simbologia felina i la veu narrativa. Amb tot, la intenció última no és tan sols disseccionar el text, sinó encomanar-ne l'encant que desprèn, i reivindicar-lo com a una peça imprescindible de la literatura de gènere fantàstic escrita en català.

 


L’espai com a protagonista

     Un dels elements més poderosos de La Casa dels Gats és l’espai: la casa mateixa. Aquest habitacle antic absorbit per la ciutat, abandonat, i ple de racons prohibits, no és merament l’escenari de la trama, sinó una entitat viva, una presència que respira, observa i condiciona les accions dels personatges. En aquest sentit, Emili Gil recull la millor tradició del haunted house anglosaxó (des de Margaret Oliphant, passant per Egar Poe i fins a Shirley Jackson), però la trasllada a un univers molt personal, amb ressons de la geografia sentimental catalana. La casa no només conté secrets: és el secret en si mateixa. I aquest secret es desplega lentament, amb un ritme deliberadament sostingut i pausat, que manté la tensió narrativa i converteix el lector en un explorador de l’indòmit.

 

Els gats com a símbol i com a enigma

     El motiu felí, lluny de ser una simple extravagància estètica, actua com a columna vertebral del relat. Els gats, com a figures ambivalents, oscil·len entre la companyia domèstica i el misteri arcà. En la novel·la, apareixen gairebé com a agents sobrenaturals, guardians d’una saviesa antiga o, potser, testimonis d’un pacte ancestral. L’autor juga amb aquesta dualitat: la familiaritat del gat esdevé inquietant quan la seva mirada sembla entendre massa coses, o quan la seva presència es multiplica com un tornaveu persistent. D’aquesta manera, el símbol felí es carrega de significació, actuant com a pont entre el món visible i aquell que s’amaga sota les rajoles de la realitat quotidiana.

 


L’estil: una prosa amb personalitat

     Emili Gil escriu amb ritme àgil i una prosa rica, precisa, evocadora, plena de referències literàries i culturals, però mai encarcarada. La seva veu narrativa es caracteritza per un equilibri entre erudició i ritme, entre detall i avançament. No és estrany trobar en les seves pàgines al·lusions que van des de Maupassant i Lovecraft fins a Verdaguer, sempre integrades de manera orgànica, mai com a impostura. Aquesta capacitat de combinar registres —el culte i el popular, el lúdic i el fosc— fa de La Casa dels Gats una lectura molt estimulant, tant per al lector ocasional com per a l’acadèmic exigent. És una novel·la que respecta la intel·ligència del lector, i, alhora, el sedueix amb les armes més antigues de la narrativa: el suspens, la curiositat, la por.

 

Una literatura de gènere amb veu pròpia

     En una cultura literària sovint reticent a la ficció de gènere, La Casa dels Gats representa un gest valent, amb un entramat simbòlic que convida a múltiples lectures (psicològica, sociocultural, literària). Gil no demana permís per a escriure terror, misteri o fantasia: simplement ho fa, i ho fa molt bé. Però, a més, la seva obra s’inscriu dins una genealogia pròpia, en diàleg amb autors catalans com Joan Perucho, Pere Calders, Joan Santamaria o Agustí Esclasans. És una literatura que no té complexos, que es reivindica com a narrativa fantàstica feta amb ofici, amb ambició estètica i amb vocació de permanència.

 


Conclusions

     La Casa dels Gats és molt més que una novel·la de misteri: és una porta oberta a un univers inquietant, ric i ple de matisos. L’escriptor ofereix al lector una experiència narrativa, punyent i emocional, que desperta tant l’instint com la reflexió, que entreté i, al mateix temps, deixa petja. En una època en què la superficialitat narrativa és moneda corrent, obres com aquesta són més necessàries que mai.

     Amb la seva prosa rica i simbòlica, Emili Gil convida el lector a submergir-se en un viatge iniciàtic, íntim i colpidor. El ritme narratiu, l’arquitectura de la casa, la simbologia felina i la impecable construcció del "manuscrit trobat" fan d’aquesta obra una lectura apassionant i rellevant. Tant si busqueu emoció, reflexió o simplement una història ben construïda, aquesta novel·la us captivarà i us sorprendrà.

     Perquè llegir La Casa dels Gats no és simplement gaudir d’una història ben escrita: és acceptar una invitació a perdre’s en els laberints de l’imaginari i, potser, no tornar-ne del tot.

 

Bibliografia

     Gil, Emili: La Casa dels Gats. Una història delicada i magnètica (2025). Manuscrit trobat. Estructura epistolar i marc narratiu (Bernat Riuverd). Del gòtic al simbolisme contemporani.

     --Misteris fascinants (Brosquil, 2002). Col·lecció de relats amb referències egípcies i simbologies que anticipen l’interès pels símbols de gats i rituals.

     Maigí, Raül: “Follia literària”: https://lesradesgrises.com/2015/10/16/follia-literaria/

     Llobera i Adrover, Mònica. “La Casa dels Gats, d’Emili Gil: realisme màgic i fantàstic gòtic”. Blog d’anàlisi literària: emiligil-emili.blogspot.com

     Subirats i Sebastià, Emigdi. “Poetes catalans (41): Emili Gil i Pedreño”. Ressenya sobre la biografia i la trajectòria literària. Blocs de VilaWeb: https://blocs.mesvilaweb.cat/emigdi/poetes-catalans-41-emili-gil-i-pedreno/

 

Clàudia Vilanova i Ferrer

Doctora en Teoria de la Literatura i Literatura Comparada

Universitat de Girona

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L'ART COM A PATOLOGIA

 


L'art com a patologia contagiosa:

una etiologia amorosa 

Emili Gil



"La vida imita l'art molt més que no pas l'art imita la vida."

Oscar Wilde

(La decadència de la mentida, 1891)


     Sota l'aparença sublim de la creació estètica, s'amaga una veritat tan incòmoda com persistent: l'art és una malaltia. No una afecció lleu o una simple indisposició espiritual, sinó una veritable patologia de l'ànima, una inflamació aguda del sentit, un deliri creatiu que posa en quarantena la raó. Tanmateix, no estem davant d’una epidèmia qualsevol. L'art, en la seva forma més virulenta, troba en l'amor el seu vector privilegiat de transmissió. Com una grip divina, com un bacil dionisíac, la passió amorosa propaga el virus de la bellesa amb una eficàcia escandalosament poètica.

     Ja Plató, un hipocondríac de la metafísica, advertia en el Fedre (370 a.n.e.) que l'ànima amant, en contacte amb la bellesa, entra en un estat de mania, una bogeria divina (theia mania), que supera qualsevol racionalitat. El poeta, aquell malalt terminal del llenguatge, no és cap altra cosa que un posseït per les muses, febril i exsangüe, escopint versos com si fossin símptomes.

         En efecte, és una epidèmia antiga. Virgili plorava, a Les Bucòliques (circa 43-34 a.n.e), la dolça pestilència del desig, mentre el Dant, a la Vita Nuova (1295), escrivia com si Beatrice fos una vectora seràfica de la llebrosia amorosa que li devastava la carn amb cada somriure. L'amor, lluny de ser una cura, és el contagi necessari per a desencadenar el brot artístic.

       Cervantes, que va perdre una mà però no el sarcasme, ho va entendre a la perfecció: Don Quixot no és res més que un malalt de literatura, infectat pels llibres de cavalleries, que estima Dulcinea com un pacient estima la seva febre. L'amor idealitzat és el bacteri que alimenta el seu deliri èpic.

     Fins i tot Baudelaire, al seu Spleen de Paris (1869), escrivia sota la influència d'una neurosi estètica provocada per amors parisencs que feien olor de morfina i floridura. L'artista no crea: supura. La seva obra és una crosta exquisida que cobreix la nafra incandescent de l'amor.

        Foucault, més recentment, ens recorda que tota construcció cultural és una forma de disciplina, una norma, una patologia disfressada d'ordre. L'art no s’escapa d’aquesta regla, sinó que la sublima: és la bogeria reglada, l'alienació socialment acceptada, sempre que vengui i es premiï. I quan l'amor esdevé el mòbil de la creació, aleshores tenim una zoonosi emocional: l'artista, en nom del sentiment, contamina l'espectador amb una empatia que no és cap altra cosa que un contagi compulsiu.

     L'art és, doncs, una malaltia crònica i de vegades terminal, contagiosa i altament romàntica. L'amor n'és el vector principal, com ho és el mosquit per la malària. Només que en comptes de febre i tremolors, l'hoste pateix versos, pintures, danses i simfonies. El món acadèmic pot intentar catalogar, classificar i disseccionar aquest fenomen, però no pot escapar-ne. El crític literari, malgrat el seu bisturí, també està infectat. De fet, són els portadors més insidiosos: escampen la malaltia fingint immunitat.

     En definitiva, cal vacunar-nos amb més art i més amor. O millor encara: renunciar a tota cura, i acceptar que en la febre creativa, com en l'amor, rau la veritable salut del deliri humà.

Emili Gil

La Sénia (Montsià, República de Catalunya), dilluns 9 de juny de 2025.









LA CASA DELS GATS

 

Notes sobre 

LA CASA DELS GATS

Mònica Llobera i Adrover




    La Casa dels Gats, d’Emili Gil, s’inscriu en la tradició del realisme màgic i la narrativa simbòlica catalana contemporània, amb una clara empremta del fantàstic gòtic europeu i un evident diàleg intertextual amb figures com Edgar Poe, Charles Baudelaire, H.P. Lovecraft, Sheridan Le Fanu o Jean Ray. Estructurada com un manuscrit trobat, amb introducció i epíleg d’un narrador extern (Bernat Riuverd), l’obra juga deliberadament amb els límits entre realitat i ficció, memòria i fantasia, en un relat de descobriment personal i transfiguració existencial.

     L’ús del marc narratiu epistolar i metatextual, mitjançant la figura del vigilant que troba el text en una casa abandonada, connecta amb la tradició romàntica i gòtica. Aquest recurs permet a l’autor emmarcar la història principal (el manuscrit anònim) dins d’una capa de versemblança pseudo-històrica i misteriosa, evocant revistes pulp i autors de weird fiction. L’efecte és doble: d’una banda, s’estableix una distància irònica i crítica; de l’altra, es reforça la idea que la història forma part d’un coneixement ocult o marginal, revelat per atzar.

    El protagonista, un home gris, solitari, atrapat en una rutina laboral alienant, inicia una recerca introspectiva i espiritual a través de les seves passejades nocturnes. La trobada amb la “Casa dels Gats” i la figura enigmàtica de la Russy li permeten obrir-se a mons simbòlics, arquetípics i inconscients.

     Els gats, especialment els negres, adquireixen un valor simbòlic polièdric: animals liminars entre la vida i la mort, representants de l’antic Egipte, protectors místics, figures de l’instint i el misteri. L’univers felí funciona com pont entre el món racional i el màgic, entre el jo aparent i el jo profund.

     La casa no només és l’espai físic del relat, sinó també un espai psíquic i simbòlic: un lloc de revelació, de trobada amb allò desconegut de si mateix, i d’entrada a altres dimensions (recordem la trapa al pis inferior, on es troba el manuscrit). Així, la casa s’erigeix en metàfora de l’inconscient, amb les seves estances, misteris i portes ocultes.

     Russy, l’àvia misteriosa, és la guardiana d’un saber antic, vinculat a Egipte, als rituals, als gats i al simbolisme esotèric. Representa una figura arquetípica de la Dona Sàvia o Ànima, tal com la defineix C.G. Jung: una presència que guia el protagonista cap al seu autèntic ésser.

     L’estil de Gil és ricament literari, d’inspiració decadentista i simbolista, amb referències constants a la literatura europea del XIX i XX (Nerval, Poe, Baudelaire, Maupassant, Verne, Ruyra...). El llenguatge fluctua entre la narració directa i l’evocació poètica, i manté un to introspectiu i melancòlic, molt proper al monòleg interior. L’ús reiterat de cites literàries i intertextualitat crea una atmosfera culta, a voltes autoreflexiva, que intensifica la dimensió metafísica del text.

La Casa dels Gats es pot situar en la confluència de diversos gèneres:

Realisme màgic: l’entrada d’elements extraordinaris en un entorn aparentment realista.

Fantasia fosca: l’ús d’elements màgics o sobrenaturals amb una tonalitat d’inquietud o misteri.

Narrativa d’idees: la presència de reflexions sobre la societat, la cultura i l’existència.

Autoficció simbòlica: la veu del protagonista reflecteix una experiència personal mitificada, amb ressons filosòfics i poètics.

     La novel·la actua com un relat de transformació interior. L’Edmond —un home que es percep a si mateix com “gris”— travessa una experiència liminar que el condueix cap a una nova percepció de la realitat. Això s’inscriu en la tradició del viatge iniciàtic, però des d’una òptica urbana, contemporània i decadent. El manuscrit trobat és tant una crònica externa com un mite personal d’il·luminació.

     La Casa dels Gats és una obra ambiciosa i subtil que, sota una aparença de narració fantàstica convencional, desplega una profunda meditació sobre la solitud, la identitat, el misteri i el simbolisme del món. Emili Gil aconsegueix, amb una veu pròpia i una arquitectura narrativa refinada, integrar influències diverses —des del decadentisme i la weird fiction fins a la filosofia de la percepció— en una proposta que beu de la tradició catalana, però que dialoga amb la gran literatura europea de l’ombra i la nit.



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